lundi 23 février 2009

Combiem de lieues?

En un soir, combien de lieues peuvent courir les pensées
doucement, haletant ou à pas mesurés
e si le cœur battant mesure, donne mélodie
il est bon de savoir, qu'a vous pense quelque amie

carlos Tronco
Mondeville
le 24/05/08

dimanche 22 février 2009

Musique maestro!

En un soir, combien de lieues peuvent courir les pensées
doucement, haletant ou à pas mesurés
e si le cœur battant mesure, donne mélodie
il est bon de savoir, qu'a vous pense quelque amie

Carlos Tronco
Mondeville
le 24/05/08

samedi 21 février 2009

Sonnet pour Ana

Chère Ana, bonsoir, il est tard et me tarde de partir
M’enfermer, dans les songes et m'enchaîner à la nuit
Rêver que vos douces lèvres, embrasent tout mon corps
Et demain vos doux yeux, me regarderont encore

Soyez, ma mie, indulgente, tout poète est un peu fou
N’ayez peur, si je rêve, de la lune et de vous
Vous répondre, me permet, de rédiger sans peine
E oser déclamer, quelque vers qui rassérènent

J'aimerais, il est vrai, de vos lèvres approcher
Même si, je sais bien, ne cueillir, de baiser
Je voudrais cependant, provoquer, le sourire

Ainsi donner, puis-je encore, à vos lèvres, la gaieté
Ou bien, toujours mieux, succomber a vos charmes
Et ôter à jamais, de vos joues, tant de larmes.

Carlos Tronco

jeudi 19 février 2009

Mots d'amour

Ne répondez presque rien, simplement fermez les yeux
imaginez un instant, vos lèvres, cherchant baiser
triez dans le sac de lettres, voyelles pour commencer
et puis quelques consonnes; remettez-vous aux bleus cieux
brodez sur une feuille, avec, des mots légers
et s'il est nécessaire, parfumez. Hum! Fleur d'oranger
vous aurez écrit ma belle, sans vouloir mots d'amour
votre premier poème, pour les générations futures

Carlos Tronco
Mondeville 08

Comment le dire ?

Dieu m'est témoin, écrire ne s'apprend pas
pas plus que faire l'amour, des manuels je suis las
les poèmes ma chérie ne sont rien d'autre que lettres
unes teintes de pleurs, tristes, d'autres gaies, comme à là fête
faire l'amour, parfois n'est, rien d'autre que sourire
cependant comment faire, pour en simples mots décrire
une main qui caresse, des doigts qui s'enlacent
comme lettres qui s'accordent, pour ensemble faire des mots
que les amants se susurrent, que poèmes rendent beaux
et quand les yeux se dévorent, quand les poitrines s'embrassent
le décrire, mais pour quoi faire? L’amour n'est rien que paroles?
Écrire ma chère amie, est le don des âmes seules

Carlos Tronco
18/05/07

mercredi 18 février 2009

Humides rêves

Entre mes deux joues, il y a mes lèvres
que de vos pluies, se sentent assoiffés
et ça j'en suis sur, on dirait d'orfèvres
rouges de rubis, vos tendres baisers

mardi 17 février 2009

Sonnet à un jour qui se perd

Sans amour la vie n'est rien d'autre qu'une suite
d'instants qui nous rapprochent de la mort
parfois le souhait qu'elle vienne vite :
-Adieu oh vie! C'est sans remords...

Parfois, au contraire quelque espérance
vient pimenter ce semblant de vie
et comme par un retour en enfance
le sourire enjolive mes lèvres, amie

Je sais, il y a bien plus tendre qu'un bonsoir
j'aimerais même pouvoir vous dire: viens
vous voir bien simplement a mes cotés s'assoire

et allègre chanter a tue tête amour
puis-je cependant caresser quelque espoir
de voir cuire mon pain en votre four?

dimanche 15 février 2009

La tendresse II

La tendresse, très chère est ce qui nous sauve
nous épargne l'oubli et parfois nous fait sentir
a quel point sommes riches ; dans les lèvres d'un ami.

BONSOIR

À demain
Si dieu le veut bien

Mille baisers
Repose-toi
E réveille toi radieuse
Comme l'étoile du premier matin
 

samedi 14 février 2009

La tendresse

La tendresse c'est magique, elle est au bout des doigts
encore faut-il les approcher, peut-être en suivant vos pas
car les rêves partagés, sont bien plus tendres que contés

vendredi 13 février 2009

Trouver c'est bien, accepter c'est mieux

Si quelqu'un m'eusse dit, quelque mot qui m'enflamme
qui me sorte de l'oubli, qui me donne quelque espoir
alors je n'aurai plus, a chercher aucune femme
car ses baisers, ses lèvres, me serviraient d'encensoir

jeudi 12 février 2009

Songe

Les rêves chère amie, ne sont palpables
ni par les mains, ni par les lèvres, ni par les mots
je ne puis, vous les montrer, c'est regrettable,
si votre cœur ne peut sentir, ce que n'est clos

Carlos Tronco
Mondeville
12/05/08

mardi 10 février 2009

Que faut-il savoir...

Que faut-il savoir,
Avant de pouvoir
Pouvoir t’aimer ?
La couleur de tes yeux,
Le parfum de tes cieux ?
Ou encore le goût
Le goût de tes lèvres,
Le toucher des baisers ?
Savoir si,
Tes seins sont ronds,
Tes soupirs profonds ?
Tes orgasmes joyeux,
Tes amours féconds ?
Savoir toujours
Lire dans ton sourire
Ou mieux encore
Essuyer tes larmes
Savoir parfois
Où trouver tes charmes
Et parfois aussi,
Savoir applaudir
Etre à tes cotes,
La nuit et le jour
Ton soleil, ton ombre
Oui c’est ça l’amour

lundi 9 février 2009

La mer aussi, elle pleure

La mer aussi, elle pleure
Des baisers salés ont le gout du lointain
des ondes, des vagues, de qui vous veut du bien
de la profonde mer, des plus doux rivages
des plages de sable et des coquillages
les baisers salés, ils ont tous les charmes
mais ils ont aussi, le goût de nos larmes

dimanche 8 février 2009

Poème pour Lara

Je voudrais
Savoir imiter le grondement du tonnerre
Pour faire plier
Les cieux
Je voudrais
Savoir imiter la voix douce du printemps
Pour t'apporter quelque espoir
Je voudrais
Savoir me servir de mes mains
Pour effacer
Les rêves méchants, les cauchemars, le désespoir
La peur
Lara, il est probable que nous ne nous connaîtrons
Jamais
à cause d'un socialement correct
Cependant
Je voudrais
Que tu puisses puiser
Dans le regard de tes enfants
De ta mère
De ton frère et sœurs
La force
Pour aller au combat
Je sais que dans ton cas
Toute
La tendresse
Est insuffisante
Et même si je ne sais pas donner
Du sens aux mots
Sache que ceux qui t'aiment
Sont avec toi

Tendrement

Carlos Tronco
Mondeville
23/05/05

samedi 7 février 2009

Soleils

S'il n'y avait pas eu le soleil ce jour là
j'aurais su la couleur de vos yeux
m'évader, s'ils sont noirs, comme nuit
me noyer, si comme la mer, clairs et bleus

vendredi 6 février 2009

L’épouvantail

Voulant être doux et cherchant quelque amour
Parfois égaré, perdu dans mes désirs
Je me suis laissé fondre, tel l'acier dans le four
Provoquant peur, dégoût et pas mal de soupirs.

jeudi 5 février 2009

Un dernier cri

Il n'était point écrit mon dernier mot
Et déjà les rapaces lorgnaient mes chaires
Les uns rêvant d'arracher mes yeux
Les autres de, avec mes femmes se complaire

Je n'étais point mort et encore bougeais
Sur mes lèvres sèches s'échappait un sifflet
Mais, à mes basques déjà les vers pendaient
Les crocs s'acéraient pour cru me croquer

S'était sans compter sur mon âme noble
Bien qu'à demi-mort et le cœur blessé
Au fond de moi ai-je alors puisé

Le dernier des cris e sans dégainer
Au fourreau laissais mon épée cassée
Et si je survis, ce fût pour aimer.

mercredi 4 février 2009

Comment fait-on un poème ?

D’abord on dessine une lettre
Couleur d’espoir, couleur verte
Que l’on range de coté
La seconde lettre est
Toute aussi belle mais bleue
Pour dans le ciel voler
Quand les lettres sont beaucoup
Vient une idée tout à coup
E se découvrent des mots
Tout seuls savent rien dire
Mais bons, ils font même rire
Ensemble forment des phrases
Dire ce que notre âme rêve
Sans doute la bonne base
Du bonheur ; c’est poésie
D’une simple lettre faire
Naître toute la lumière
Qui rend heureuse la vie.

Carlos Tronco « Carpinteiro »
Le 29/01/08
Pour Maïté et Sabine

mardi 3 février 2009

Une fleur

Une fleur humant bon le printemps
Se laisse éclore lascive et désirée
Et mes lèvres affamées depuis longtemps
Porteront mes désirs jusqu’à ta rosée

Ton Mont de Vénus oh Sainte! Vice
Sera l’autel où je devrais monter
Pour accomplir vaillant le sacrifice
Et toute la nuit encore heureux t’aimer

De Vénus chemise porterais
T’aimant, voudrais aussi te protéger
Audace, porte-moi jusqu’ à tes lèvres, frais
Et tien, je m’abandonnerais a ton sucer.

Lisbonne
15/02/07
Carlos Tronco

lundi 2 février 2009

Dobri den

Praha
la vieille ville de Bohême
où
sous le vieux pont Charles
coule un jour impétueuse
l'autre jour paisible
la vltava
et sur le pont
se frottant tendrement
au statues des Saints Patrons
viennent les jeunes femmes
en mal d'amour, en espoir d'enfant
quittons Staré Mesto
avec à une main quelques calices taillés
dans le cristal
e à l'autre
la nostalgie du château de Hradcany
et de la vue du haut des tours de St Guy
allons à Mala Strana
puis a Nové Mesto
souvenons-nous de la défénestration
e de tes Juifs de 40
dont le nom figure
pour l'éternité
dans les murs de la vieille synagogue
e du jeune homme immolé par le feu
en 68
place Venceslas
Praha
as-tu gardé
le charme
du temps jadis?

Carlos Tronco
Liberec
26/02/96

dimanche 1 février 2009

Balades de fin de semaine

Avec le métro
Je suis allé à l'île
L'île de la cité
Je fus émerveillé
En face Notre Dame
Je fis brûler un cierge
En honneur de la vierge
Que Dieu me pardonne
D'aller à la Sorbonne
Battre les vieux pavés
Comme les glorieux aînés
De mai soixante huit
Maintenant messe dite
Revoir St. Michel
Les soirées, le bordel
Ou bien St. Germain
Des prés e un peu plus loin
Passer sur le pont Neuf
Fragile comme un oeuf
J'ai vu la pyramide
Du Louvre, mais rapide
Montait dans un taxi
Pour m'en aller de Paris

Carlos Tronco
Mondeville
10/02/06

samedi 31 janvier 2009

Haute nuit

Quand le silence
Plus léger pèse
Plus lourd que la mort
Des étoiles
Je voudrais la brillance

Alors,
Perdu en mille rêves
Et en mille rêves retrouvé
J'atteins la plénitude de ceux
Pour qui le bonheur
Se trouve à portée de la main
Caché derrière les cieux
Et le cœur joyeux
Je m'endors

Carlos Tronco
Mondeville
09/12/05

jeudi 29 janvier 2009

Trou Noir

Ce n'est pas,
parce que,
un nuage sombre
de haine e envie
cache
quelques étoiles
du firmament,
que Celui,
que la lumière donne,
à la vérité,
cesse de briller

mercredi 28 janvier 2009

Parfum d'amour

"Les choses de l'amour", sont en rien palpables
Comptent tant seulement, des amants les humeurs
Mais ces regards timides, ces baisers delectables
Ont le gôut de paradis et le parfum des fleurs.

mardi 27 janvier 2009

A l’ombre d’un vieux chêne

Sous un vieux chêne,
ayant perdu ses feuilles,
prêt pour l'hiver
Un chêne ayant souvent écouté
des amoureux
la confession
Vu, la beauté
d'un baiser volé
tant il fût offert
Jusqu'à la perdition
des jeunes âmes
C'est dans cet échange salutaire
Que le vieux chêne
reverdit
Après mille drames
Mille saisons
Mille automnes
Autant de pluies
Aux amoureux
il dit seulement:
-Mille mercis!

Carlos Tronco
Mondeville
10/11/05

lundi 26 janvier 2009

...que la lumière soit!

Et Dieu dit: que la lumière soit!

Et l'enfer fût!

Les braises incandescentes
sur lesquelles grillaient tant d'âmes innocentes
commencèrent à éclairer l'humanité
et la douleur dura l'éternité
ni les vieux, ni enfants, et encore moins les amants
ne purent des lors, prétendre au paradis d'avant
Dieu, où tu ès, pourquoi te caches-tu?
ne vois pas, ici bas, de tes fils le courroux?
aimez-vous, disais-tu, aimez-vous, les uns les autres
ne serai-ce que mensonge, la parole de tes apôtres?
pourquoi, si existes, nous as-tu abandonné?
d'envahir, mon cœur, sont en train, tristes pensées

Carlos Tronco

dimanche 25 janvier 2009

Prends place, profite du printemps

Mon jardin est à présent tout fleuri
Et c'est peut être simplement le réveil de la vie
Pommiers, poiriers, pêchers
Vêtus de leurs plus beaux attraits
Et dans l'air où flotte un parfum doux d'orchidée
S'entend déjà la musique claire de l'été
Au son de laquelle comme au cabaret
Virevoltent mille axiomes et pensées

samedi 24 janvier 2009

L’espérance

Où est-tu?
Que fais-tu?
Qui crois-tu?

Quel Dieu guide tes pas?
Vers quels horizons?

Pourquoi ne chantes-tu pas
Une douce berceuse
Au tomber du soir
Pour que
Lune,
Et étoiles filantes
Enfin
S'arrêtent de tourner
Et daignent
Poser leur regard bienveillant
Sur ces pauvres hères
Fils de la poésie
Qu'en des terres fort éloignées
Attendent l'aurore
Maintenant
Que le printemps est lá

Carlos Tronco
Mondeville
20/03/05

Quand?

Quand se réveillera le crépuscule
Et les fontaines couleront
Sous un ballet de lumière
La rue s'animera

La musique s'élèvera de ma chaire
Et les nuits seront plus courtes

A cet instant
L'amour éclos
Rendra notre cœur
Insatiable

vendredi 23 janvier 2009

C’est quoi la vie finalement ?

Quand la neige tombe
On oublie la couleur
De blanc vêtu
L'arc en ciel des rêves
Laisse présager
Dans l'éveil sans ténèbres
Le charme discret
Ensorcelant des songes
Songes caressés
Dans lesquels ma mie
Tu ès le point d'orgue
Où culmine l'espoir
Un navire qui vogue
Simplement la vie

mercredi 21 janvier 2009

Le charme

A l'ombre de la forêt enchantée
vit la fée aux sortilèges
jouir de ses privilèges
est un rêve mais bientôt
la lumière filtrera
de la cime, la canopée
et la fée comme charmée
tout son amour donnera
à l'ombre de ma pensée
la tendresse pour aura

mardi 20 janvier 2009

Avoir pour horizon l'infini

Avoir pour horizon
l'espoir
Avoir pour espoir
la lumière
Avoir pour lumière
tes yeux
Avoir pour tes yeux
douce tendresse
avoir pour douce tendresse
l'infini
Avoir pour l'infini
l'amour
Avoir pour amour
un songe
Avoir pour songe
la réalité
Avoir pour réalité
tes bras
Avoir pour tes bras
mes mains
Avoir pour mes mains
ta poitrine
Avoir pour ta poitrine
mon cœur
avoir pour mon cœur
ton âme

lundi 19 janvier 2009

Quand

Jamais tu ne seras seule
Tant qu'au-delà du désespoir
Tu sauras entendre ma prière

Ce que tu vaux,
Est non pas,
Le prix auquel on t'estime
Mais le "poids" de tes rêves

Ceux qui te sont chers
connaissent le léger de tes songes
Et marcheront devant toi
Ecartant les branches des arbres maudits
Pour que nous puissions
Communier ensemble

Je suis là...

Carlos Tronco
Mondeville
2005

vendredi 16 janvier 2009

La douceur de la lumière

C'est au lever du jour
Que tout renaît
Même l'amour

Quand du soleil
Quelque lumière
Parvient à nous

Venant du ciel
Telle une manne
Nourricière

Ouvrez les bras
Faut se lever
Je suis à vous

Je suis l'aurore
Et mes cheveux
Doux et soyeux

Vous rendront fous
Avant que ne tombe
La noire nuit

Et de fatigue
Ne retourniez
A votre lit

Embrassez-moi
Que mon parfum
Vous embaume

Que ma lumière
Vous sentiez
Sur vos blessures

Comme un onguent
Bienfaisant
Comme un doux baume

Mondeville
Le 25/03/05

jeudi 15 janvier 2009

Un nid douillet

Sous un vieux chêne sacré
Un oiseau c'est endormi
Ayant tombé de son nid
Et perdu, dans ses idées

De voler il a songé
Dans la douceur printanière
Et en guise de prière
Demande pouvoir voler

Des ailes sentit pousser
De plumes multicolores
Ravi se mit à chanter

Un rossignol tout petit
Rêvant à son doux amour
Venait de quitter le lit

Carlos.Tronco
Mondeville
23/03/05

dimanche 11 janvier 2009

La neige fond mais, l’hiver perdure

J'ouvre la fenêtre
et je vois transparaître
dans l'air glacial
de l'hiver nordique
l'essence du rêve
paradis tropical
Je hume dans chaque
molécule
dans chaque atome
ta femelle fragrance
qui envahit tout mon être
et mon esprit
se trouve apaisé
prêt
à affronter
distance et temps
encore une fois

Carlos Tronco
Mondeville
06/03/05

samedi 10 janvier 2009

Silence et attente

Toi ma solitude
Ma compagne
Mon amour fidèle
Qui jamais ne trahi
Toi qui comme un vent glacé d'Espagne
Pénètres jusqu'aux os
Et puis souris
Toi seule sais qui j'aime
Et sais aussi combien est grande
La distance
Que me déchire les entrailles
Perle rare ayant un goût de paradis
Toi omniprésente solitude
Toi qui ne mas jamais quittée
Va, trouve et ramène moi, tout de suite
Celle, a qui appartiennent mes pensées.

Carlos Tronco
Mondeville
5/03/05

vendredi 9 janvier 2009

Où est passée ma servitude ?

A l'ombre d'un vieux chêne
Dont les feuilles tombèrent sans remords
Et les bras nus, implorant le triste sort
Affronte la rigueur du froid hiver
Rêve
Mais de quoi
La solitude, pour fidèle compagne
Dit
Tiens bon
Question d'habitude
L'hiver, seul, mais
Libre comme l'air des cieux
A l'ombre de mon vieux chêne
Echappé à la servitude

Carlos Tronco
Mondeville
04/03/05

jeudi 8 janvier 2009

Nul est et nul restera

Un système mécanique isolé
Est en équilibre sous l'action de « n » efforts
Dans l'espace
Si et seulement si
La résultante des torseurs
Des contraintes extérieures qui lui sont appliquées
Est nulle
Et j'en fais ma religion
Mélange d'immobilité
Et méditation
Me voilà donc
Adepte
Du principe fondamental de la statique
Toutefois
Pour faciliter la compréhension
De mon énoncé
Je considérerais que les liaisons
Entre les solides
Sont parfaites
Négligeant ainsi tout frottement

Carlos Tronco
Mondeville
15/03/05

samedi 3 janvier 2009

Le lever du soleil annonce la rosée

La tempête annoncée
arriva
et est là
dans mon être
et mon âme
profondément ancrée
le terrible orage
tout le ciel a troublé
perdu dans ton corps
davantage en pensées
et implorant au ciel
une nouvelle arrivée

mardi 30 décembre 2008

La vie est bien trop courte

Toute la nuit
Ai-je entendu
Ton vagissement de plaisir
Répété
Et le plaisir
De toutes celles
Moins expertes
Ou plus mal aimées
Jouissant de te voir
Expérimenter
La dextérité de tes doigts

Au petit matin
J'ai mis un point final
A ton bonheur
Déposant
Un tendre baiser
Sur tes lèvres charnues
Et tu t'ès endormie
Comme une enfant

samedi 27 décembre 2008

Je ne veux pas t'imaginer heureuse

Moi
Je ne veux pas t'imaginer heureuse
Je veux que tu le sois

Je te veux heureuse
Parce que un jour
Nous serons ensemble
Entendre de ta voix
Mille je t'aime
Sentir dans tes mains
Le désir
Voir dans tes yeux
L'espérance
Savourer dans tes larmes
La liberté
Goûter dans tes lèvres
La passion

Car je sais
Que t'on cœur
N'est qu'amour
Moi
Je ne veux pas t'imaginer heureuse
Je veux que tu le sois

vendredi 26 décembre 2008

La couleur de l'amour

A la question de savoir
-Quelle est la couleur de l'amour ?
Je crains fort ne pouvoir
Répondre que par détours

Le timide fuit la lumière
Comme Satan fuit la croix
Et de l'amour la première
Blanc, il veut comme autrefois

L'intrépide voit du rouge
Sombre comme du Bordeaux
Et lorsque sa dame surgit
Rouge coule dans ses eaux

Le vaillant plein d'arrogance
Attend du ciel un signe
Et vert comme l'espérance
De madame se montre digne

Le cocu arrive atone
Mais ne peut passer la porte
La faute au décor qu'il porte
Se contente de rire jaune

Quel drôle de confusion
De l'amour cet arc-en-ciel
Des couleurs à profusion
Et pour dame un pot de miel

jeudi 18 décembre 2008

Le bonheur tombant du ciel

La neige continue de tomber
Doucement
Plus blanche que jamais
Doucement
Comme si une déesse ex Femina
Et vierge
S'adonnait
Au plaisir céleste
Et laissait échapper
Sa vaginale excrétion
Pour repeindre
Sur notre vieille
Terre
Le blanc manteau
Des songes
D'un printemps
Annoncé

Carlos Tronco
Mondeville
03/03/05

mardi 16 décembre 2008

Bâton rose parfumé à la fraise

A l'ombre d'un vieux chêne
M'ayant assoupi, je rêvais
Humant parfums envoûtants et frais
Je rêvais d'un amour sans peine

Que soient raccourcies les distances
Quand Cupidon d'un air coquin
Frappe à la porte, tôt le matin
Pour abolir maintes convenances

Je rêvais caressant l'herbe qui poussait
à la vitesse d'un cheval au galop
Comme la marée que t'inondait

Pour me réveiller au clair de lune
Teintes mes lèvres, roses, par tes lèvres
Tel un plagiat de "blanche neige"

CT
Mondeville
02/03/05

dimanche 7 décembre 2008

Bonne nuit

Quand le soir s'avance

vers la douce nuit

étoilée

et qu'à l'horizon danse

dame lune

et ses pensées

quand l'austérité des cieux

attriste nos soirées

alors

il nous faut dormir

alors il nous faut rêver

à l'aube

qui nous réveillera

demain de beau matin

et puisse-je à l'oreille

doucement dire :

-Alors?

…As-tu dormi mon bien?


CT
Mondeville
18/12/05

jeudi 4 décembre 2008

Ode à la lumière

Que la lumière te soit douce
Et que les mots sucrent ton espoir
Comme cet enfant qui suce son pouce
Profite de la clarté ; en attendant le soir

Puis je viendrai, comme à l’habitude
Parler du vaste monde, en te tenant la main
Et tu peux me croire, sans fausse certitude
Ce sont tes mots d’amour, qu’apaisent ma faim

Cette faim du monde, et de vérité
Que cherchent, parmi les brillantes comètes
Cherchent nuit et jour, cherchent les poètes
Trouver la lumière, mon vœu de pauvreté

22/06//04

mercredi 3 décembre 2008

HAUTE NUIT

Si je savais où pousse
L’arbre du bonheur
Je lèverais les voiles
Et prompt je partirais
Contre vents et marées
Pour t’apporter de ses fruits
Que je goûterais d’abord
Pour ne pas t’empoisonner
Si je savais où se cache la lune
Où s’endort le soleil
Si je savais qui est Dieu
Aussitôt je partirais
Frapper à leurs portes
Implorer le savoir
Si je savais comment te charmer
Aussitôt je t’embrasserais
Oubliant le monde
Mais
Que sais-je
A part blesser
En dehors de vieillir
Peut être dire bonsoir avec tendresse
Effacer les cauchemars de la paume de la main ?
Chasser la peur d’un souffle chaud?
Comment puis-je le savoir
Si tu ne m’écoutes pas ?

Carlos Tronco
Mondeville
22/12/04

mardi 2 décembre 2008

Lutte

Au commencement,
Il n'y avait que les ténèbres,
E les ténèbres cachaient le ciel,
Et le ciel cachait les étoiles,
Et les étoiles gardaient jalousement leur lumière.
Ensuite,
Petit à petit,
Un pied devant l'autre,
La musique,
Le chant lointain des tambours,
La plainte douloureuse,
Des membranes étirées et battues,
Se fit entendre.
Avançant inexorablement,
Comme le temps qu'avance sans fin.
Quand le tam-tam des tambours se tut,
Les sons cristallins des flûtes et clarinettes,
Se rendirent perceptibles.
Ce n'était déjà pas la musique,
C'était l'espoir,
C'était la vie,
Qui jaillissait de l'au-delà.
C’était la vague qui caressait,
Le sable insatiable,
D’une plage attentive.
Une voix,
Et ensuite beaucoup.
Avec la chanson,
Maintenant on percevait distinctement,
Les cierges,
Que chacun emportait,
Depuis tant d'années,
Eteintes,
Au plus profond de sa poitrine,
Pendant qu'ils se trouvaient, seuls et loin.
Un premier a fait un pas
Et ensemble, ils n'étaient plus,
Goutte timide de pluie
Mais une mer impétueuse.
Quelqu'un avait ajouté du sel,
à l'eau
Et fait de malheureuses larmes
Un immense océan azur.